Résistance aux insecticides

Nous  menons des activités de recherche et développement vers de nouvelles solutions, en mobilisant les ressources pour une gestion efficace de la résistance aux insecticides.

D’après Pedro Alonso, responsable du programme mondial de lutte contre le paludisme lancé par l’OMS en 2015 : « La résistance aux insecticides constitue actuellement la menace la plus sérieuse pour l’avenir de la lutte contre le paludisme et pour la durabilité des progrès accomplis ces dernières années. » 

Il est important de noter que les insecticides ne créent pas de résistance, ils n’induisent pas chez les insectes de mutations s’exprimant ensuite par une résistance. Les traits résistants ou « mutations » sont déjà présents au sein de la population d’insectes de manière infime. Les insecticides représentent une pression sélective qui permet aux individus résistants d’augmenter en nombre au sein d’une population donnée si cette pression sélective est appliquée de manière répétée. Le développement d’une résistance aux insecticides et la sélection qui s’opère dans ce sens constituent une menace réelle, particulièrement dans les régions où la stratégie de gestion de la résistance n’est pas surveillée de manière proactive. 

Le principal problème auquel la communauté responsable du contrôle des vecteurs fait face actuellement est le recours massif à ces seules quatre classes chimiques d’insecticides

  1. Les organochlorés (OC), comme le DDT.
  2. Les organophosphorés (OP), comme le pyrimiphos-méthyl et le malathion.
  3. Les carbamates (CAR), comme le bendiocarbe.
  4. Les pyréthroïdes (PY), comme la deltaméthrine, la cyfluthrine, la perméthrine et la lambda-cyhalothrine.

Ces quatre groupes d’insecticides agissent exclusivement sur deux sites cibles différents et ne représentent que trois modes d’action. Les insecticides des classes OP et CAR inhibent l’activité de l’enzyme acétylcholinestérase, mais contrairement à celle des organophosphorés, l’inhibition induite par les carbamates est réversible. Les pyréthroïdes et le DDT sont des modulateurs des canaux sodiques dépendants du voltage.

Il est essentiel de développer des connaissances sur les types de résistances susceptibles d’être rencontrées au sein d’une population de moustiques pour prendre des décisions éclairées sur le choix d’un insecticide efficace. Par exemple, lorsque des niveaux élevés du gène de résistance kdr sont identifiés au sein de populations de moustiques, la rotation des pyréthroïdes avec du Ficam (un carbamate) donne de bons résultats dans le contrôle des maladies.

La science de prévention et de lutte contre la résistance est devenue un élément clé pour Bayer dans le développement de nouveaux produits et initiatives à travers le monde, avec d’ores et déjà un nouveau mode d’action soumis à l’évaluation par le WHOPES.

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